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platanes 1

Le GADEL et d'autres association du Lot se sont mobilisées pour préserver des platanes

bicentenaires contre un abattage réalisé sans concertation et en dépit du bon sens et de la législation.

Nous demandions par courrier aux autorités responsables du Conseil Général, du Grand Cahors et de la ville de Cahors de ne pas abattre les platanes avant d’avoir programmé puis fait réaliser une étude d’impact recensant les espèces pouvant habiter ce long cordon arboré ont vu leur courrier négligé ou passé sous silence, en même temps que le maire de Cahors leur faisait la morale, indirectement par voie de presse, leur reprochant une attitude anti démocratique face à la demande d’une centaine d’habitants du quartier.


Les services de la préfecture sollicités pour rappeler aux élus la nécessité de cette étude préalable sont également restés muets.


Devant cette attitude, est alors décidée une manifestation publique des opposants à l’abattage.


Il restait aux associations à organiser une conférence de presse sur le chantier, le 10 Septembre, au moment du démarrage de l’abattage : FR3, les radios locales, les journaux étaient là pour recueillir les éléments fournis par les A.P.N. du Lot, sans compter l’inévitable fourgon de police.


L’entreprise a communiqué le détail des travaux commandés à exécuter. Les A.P.N. se sont alors aperçus que l’abattage de ces platanes était discrétement finalisé.

Une transformation en plaquettes de chauffage était prévue ; destinataire le SYDED de Catus et sa chaufferie communale nouvellement construite. Le pilotage de l’opération par le Conseil Général était évident : sous des apparences "écologiques ", au nom du "développement durable", formule passe partout, on allait bousiller clandestinement un habitat d’espèces vivantes non inventorié. On avait besoin de bois pour l’hiver, tout bêtement et l’occasion était trop belle de se servir.

La situation actuelle


Elle est en train d’évoluer vers l’abattage en ce moment, en catimini, avec la bénédiction muette des autorités et des élus qui nous représentent. Les 36 platanes sont condamnés, sans appel et seront brûlés. Le chantier a pris du retard, mais patience un gros broyeur arrive

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Aucune communication publique. Aucune référence à l’Ecologie du paysage qui pilote les PLU. L’existence de la confection d’une future Trame Verte et Bleue n’est pas mentionnée par exemple.

Le piquant de l’affaire 

Le Président du Conseil Général du Lot, le sénateur MIQUEL a été désigné par le Président du Sénat comme parlementaire participant à la Table Ronde n°5 de la Conférence Environnementale des 14 et 15 Septembre.

Le sujet de discussion, je vous le laisse deviner : AMELIORATION DE LA GOUVERNANCE ENVIRONNEMENTALE.

La conclusion

Sourire mêlé de sourde colère aussi devant la désinvolture affichée des élus décideurs face à la belle nature arborée du Lot, plantée pour notre plaisir et notre confort par des prédécesseurs plus avisés au moment où marcher au soleil était une nécessité et non une distraction dominicale. Maintenant, on a la bagnole et la clim.

Affaire à suivre. On vous tiendra au courant ...