Imprimer

Comme vous l’avez appris, le gouvernement français cédant aux lobbies de l’agriculture intensive et de la FNSEA en particulier, reniant son engagement concernant les néonicotinoïdes, a autorisé une dérogation pour les betteraviers. Ceci est particulièrement grave, mais ne fait que confirmer toute la puissance des lobbies et la volonté du gouvernement de ne rien faire et de reculer au maximum les décisions à prendre en faveur de l’anvironnement.

Voilà donc un tour partiel dans le feuilleton des néonicotinoïdes, qui remonte à quelques années en arrière pour donner de la profondeur à ce nouvel événement scandaleux qu'est cette nouvelle tentative de dérogation pour des molécules plusieurs milliers de fois plus toxiques que les insecticides utilisés jusque là.

Interdits en 2016 en France et 2018 en Europe ils contribuent à affaiblir des écosystèmes qui sont en train de s'effondrer sous la violence de l'agriculture productiviste à base de cocktail de produits chimiques [ in: Golias N°638 sept 2020].

Dans l'émission de france-culture « La méthode scientifique » du 14 septembre : « Néonicotinoïdes, le retour des tueurs d'abeilles », Jean-Marc Bonmatin, chimiste et toxicologue CNRS au Centre de biophysique moléculaire d'Orléans précise [24'30"] :


"ces néonicotinoïdes sont si efficaces qu'on pensait qu'on allait en mettre moins. C'est pour cela qu'il suffit d'enrober les graines mais pour donner un ordre de grandeur - ils réduisent d'un facteur 5 les quantités utilisées - ils sont 7000 fois plus toxique que le DDT [24'45"] de plus, au mieux 20% protège la plante, le reste va dans le sol ( il est arrivé qu'on en trouve + dans le champ à côté non traité que dans le champ traité)". https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/neonicotinoides-le-retour-des-tueurs-dabeilles

Également, l'article récent de Stéphane Foucart du "Monde": "Les néonicotinoïdes sont trop efficaces et trop persistants et trop persistantes pour que leur usage puisse être contrôlé", relate la destruction des espèces pêchées depuis toujours dans le lac Shinji au Japon qui s'étend sur près de 80 km² par un apport pourtant minuscule d'imidaclopride consécutif au traitement en 1993 de rizières de riz. Cette étude, publiée en novembre 2019 a été menée par la limnologiste Masumi Yamamuro (université de Tokyo) et ses collègues.

* * * * * * * * *

1 – introduction

Déjà des verts (Amishs ?) au Parlement européen ?

Fin 2009, le Parlement européen adoptait le « paquet pesticides », un ensemble de textes durcissant la régulation des produits phytosanitaires. Ce geste réglementaire laissa bouche bée les plus farouches adversaires de l'agriculture productiviste, surpris qu'ils étaient de voir une Europe tout à coup aussi ambitieuse dans la protection de la santé publique et de l'environnement. Ils en sont, depuis, revenus. Et se demandent si le Parlement de Strasbourg et eux-mêmes n'ont pas été légèrement roulés dans cette affaire.

in : 20140920 Le Monde Déballer le « paquet pesticides » - Stéphane Foucart
https://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/20/des-etudes-scientifiques-ignorees-les-surprises-du-paquet-pesticides_4491133_3244.html )

2 – les institutions nous protègent ?

Les institutions comme l'Académie de médecine veillent, nous protègent : preuve :

20111110 JDLE BP A: l'Académie de médecine critique la décision des députés - G De Lacour
L'Académie de médecine déclare regretter le vote par l'Assemblée nationale le 12 octobre dernier d'interdire, à partir de 2014, le bisphénol A (BPA) dans tous contenants alimentaires, et dès 2013 pour les contenants alimentaires de produits destinés aux enfants de moins de trois ans...«Il nous semble prématuré d'interdire le BPA en l'absence de produit fiable de substitution», a expliqué le cancérologue Henri Rochefort, co-auteur du rapport lors de sa présentation.

rappel sur le bisphénol A ( l'académie de médecine manquait d'informations! ) :

20170131 La Cinq Les nouveaux poisons de notre quotidien – Magazine Enquête de santé
Philippe Perrin apporte ces précisions percutantes :
– (1:19:36) Le bisphénol A est inventé en 1930 et se trouve en concurrence avec le diéthylstilbestrol (DES) qui a finalement été retenu - c'est un diphénol de synthèse aux propriétés œstrogèniques puissantes. Synthétisé au Royaume-Uni en 1938, il fut d'abord commercialisé en tant que médicament dans ce pays sous le nom de Stilbestrol-Borne, puis dans d'autres pays (dont la France) sous le nom de Distilbène (voir le scandale du distilbène concernant les femmes enceintes) . Le bisphénol A, a été plus tard massivement utilisé pour faire des plastiques pour l'alimentation, ses propriétés œstrogènes étaient donc connues depuis 80 ans avant son interdiction dans les biberons en 2011.

l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire n'est pas en reste :

20120511 Novethic L'EFSA rattrapée par les conflits d'intérêts - Béatrice Héraud
Alors que depuis des années, les associations dénoncent les avis de l'agence sur les OGM, le Bisphénol A, l'aspartame, etc, l'eurodéputé José Bové (Verts/ALE) jette en septembre 2010 un pavé dans la mare en révélant que Diana Banati, à l'époque présidente de l'EFSA, était également membre du Conseil des Directeurs de l'ILSI Europe. Or, l'Internationatial Life Science Institute n'est autre qu'une organisation regroupant de nombreuses multinationales de l'industrie agro-chimique et agro-alimentaire (Syngenta, BASF, Nestlé, Pepsico, Unilever, etc) et considérée comme un lobby par les ONG...

A l'époque, malgré la polémique engendrée par cette révélation, Diana Banati démissionne de son poste à l'ILSI mais reste à l'EFSA. Un mois plus tard, elle est même nommée pour un second mandat en tant que membre du Conseil d'administration de l'EFSA pour 4 ans...
finalement, devant le tollé, elle démissionne le 8 mai 2012 « Elle a décidé de prendre des responsabilités au sein de l'International Life Science Institute (ILSI), ce qui n'est pas compatible avec sa fonction (au sein de l'EFSA) » comme le dit si bien l'EFSA

l'interdiction des pesticides dangereux serait-elle bidon ?

20110127 JDLE Pesticides - un abus de dérogations « suspectes » dans l'UE- Sabine Casalonga

« On est passé en Europe de 59 cas de dérogations en 2007 à 321 en 2010 ! », soit une augmentation de 500 %, dénoncent les ONG dans un rapport. La France - premier consommateur de pesticides en Europe - est passée de 0 dérogation en 2007 à 74 en 2010... L'article 8.4 de la directive européenne 91/414 offre aux Etats membres la possibilité d'utiliser durant 120 jours - soit souvent une saison culturale complète - un pesticide interdit, à condition que les cultures soient menacées par « un danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens ».

les épandages aériens sont interdits depuis 2009 en Europe, paraît-il :

20130823 JDLE Epandage aérien- une consultation publique en plein cœur de l'été - Marine Jobert.

Interdit, mais autorisé par dérogation, l'épandage aérien doit -un jour- être banni du territoire français. Mais ça n'est pas d'actualité. Un nouvel arrêté, mis en consultation pendant la torpeur estivale, vient organiser les conditions de délivrance des dérogations pour épandre des pesticides, que l'on retrouve en quantité dans l'air rural et urbain.

Enfin, le conseil d'état saisi par des associations met le point final à cette mascarade :

20140507 Le Monde L'épandage aérien de pesticides dans le collimateur du Conseil d'Etat - Martine Valo

Le Conseil d'Etat, vient d'annuler le dernier texte ministériel sur l'épandage aérien de pesticides signé le 23 décembre 2013. Le gvt a beau avoir transcrit en droit français la directive européenne de 2009 qui interdit cette pratique, il s'obstine néanmoins à essayer d'en autoriser un usage élargi sur le maïs, le riz, la vigne et les plantations de banane. La justice retoque systématiquement ses nouvelles tentatives, à la demande d'associations de défense de l'environnement.

mais l'ANSES – une fois n'est pas coutume - arrive à mouiller la chemise :

20130423 Le Monde Des dizaines de pesticides sont autorisés en France contre les avis d'experts - Stéphane Foucart

...des dizaines de produits phytosanitaires agricoles ou domestiques (insecticides, herbicides, fongicides, etc.) sont autorisées depuis plusieurs années, sans tenir compte des alertes de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses)... Les autorisations de mise sur le marché des pesticides sont délivrées par la direction générale de l'alimentation (DGAL), placée sous la tutelle du ministère de l'agriculture. Allons donc, Demeter était déjà dans la place, veillant au grain !

Où quand on cherche, il ne faut pas en faire trop, afin d'éviter toute découverte indésirable :

20140413 Le Monde Déclin des abeilles - les mots qui fâchent - Stéphane Foucart

C'est une étude fascinante qu'a rendue publique, le 7 avril, la Commission européenne. Conçue par Bruxelles et conduite par un laboratoire de l'Anses, cette enquête a essentiellement consisté à mesurer la mortalité des abeilles domestiques (Apis mellifera) dans 17 pays de l'UE.

MAIS, le protocole choisi visait à restreindre la recherche des causes des mortalités observées aux uniques pathogènes naturels : seules les grandes maladies d'Apis mellifera ont été recherchées dans les ruchers visités. EXIT les résidus de pesticides qui se trouvaient dans les colonies les plus touchées. .. Il faut chercher, mais dans la « bonne » direction. Il faut trouver, mais pas trop. Pour, surtout, éviter toute découverte indésirable.

3 - Les pesticides ne restent pas aux champs !

20110411 JDLE Pesticides - une prise de sang qui fait mal - Geneviève De Lacour

Selon un rapport de l'Institut national de veille sanitaire (InVS) publié le 14 mars, le sang des Français contiendrait trois fois plus de certains pesticides que celui des Américains ou Allemands. L'étude réalisée en 2006-2007 dans le cadre du programme national Nutrition-santé (PNNS) visait à mesurer les concentrations de plusieurs polluants de l'environnement (42 au total) dans le sang, les cheveux et l'urine de 3.100 personnes. Au total, 11 métaux, 6 PCB (polychlorobiphényles), et trois familles chimiques de pesticides (organochlorés, organophosphorés er pyréthrinoïdes) et leurs métabolites ont été dosés. Les pyréthrinoïdes sont des pesticides utilisés contre une grande variété d'insectes en agriculture, en horticulture, dans les hôpitaux, mais aussi pour un usage domestique.

La ferme France nous cacheraient-elle des choses ? : Il n'y a pas que les abeilles qui bouffent des néonicotinoïdes - par produit, les LMR sont globalement respectées, mais si on additionne...? Demeter devrait s'occuper sérieusement du cas « Générations Futures » :

20130605 JDLE Nous mangeons tous des néonicotinoïdes - Marine Jobert

Au total, 109 échantillons de tomates, fraises, courgettes, aubergines, et thés ont été analysés.
Résultat: 45% des échantillons de courgettes contiennent des résidus de néonicotinoïdes, tout comme 25% des échantillons de tomates, 80% des échantillons de thés (dont 4 dépassements des limites maximales de résidus), 12,24% des échantillons de fraises (dont des gariguettes françaises avec un produit interdit pour cet usage) et 16,66% des échantillons d'aubergines (soit 1 échantillon testé sur 6).
Des résultats qui ont surpris François Veillerette, le porte-parole de Générations Futures...

4 - Abeilles/néonicotinoïdes, y-aurait-il une controverse ?

20130116 Le Monde Pesticides un risque enfin admis pour les abeilles - Stéphane Foucart

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) devait publier, mercredi 16 janvier, un avis scientifique sévère sur trois pesticides (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), tous présentant, selon l'EFSA, un risque élevé pour les abeilles...

La caractéristique principale de ces produits – commercialisés sous les noms de Gaucho, Cruiser, Poncho, Nuprid, Argento, etc. – est qu'ils s'utilisent en granules ou en enrobage de semences. Les graines sont gainées du principe actif avant d'être semées ; la plante sécrète ensuite le toxique tout au long de sa croissance...

Bien que tranchées, les trois opinions rendues par l'EFSA ne sont pas surprenantes. Laura Maxim, chercheuse à l'Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC) et l'une des meilleures spécialistes des controverses ayant accompagné l'utilisation de ces substances, note ainsi qu'il y a dix ans, le Comité scientifique et technique [un groupe d'experts mis sur pied en 1999 ] était parvenu aux mêmes conclusions à propos de l'imidaclopride"... Le rapport avait été rendu en 2003, et avait conduit à l'interdiction du Gaucho en France. Deux ans plus tard, ce comité livrait des conclusions semblables pour un autre pesticide controversé, le fipronil (sous le nom de Régent)

l'industrie (qui défend l'emploi, la croissance et l'inovation) s 'accroche :

20130217 Le Monde Syngenta demande à Bruxelles de retirer son projet de restriction d'un pesticide : Syngenta conteste la rigueur scientifique du rapport de l'Autorité européenne de securité des aliments (EFSA) mettant en cause les néonicotinoïdes et accuse l'EFSA d'avoir bouclé cette étude à la hâte sous la pression politique. - (AFP.)

et l'industrie avait raison (de s'accrocher) :

20100908 Novethic Mortalité des abeilles - non-lieu confirmé pour Bayer et BASF - Véronique Smée

aussi, allons-y doucement :

20130429 JDLE Trois néonicotinoïdes interdits (partiellement) en Europe - Marine Jobert
ça chauffe, aussi les professionnels de la com de l'industrie montent au front, ayant bien assimilés les méthodes mises au point par les cigarettiers : ça donne les éléments de langage qui insistent sur les causes multi-factorielles. Pourquoi ne devraient-ils pas apporter la preuve de l'innocuité de leurs produits des abeilles en mettant sur la table des critères acceptables pour toutes « les parties prenantes » ?

c'est bon, il est temps d'élargir la controverse avec les causes multi-factorielles :

20130507 Le Monde Près d'un tiers des colonies d'abeilles ont péri cet hiver aux Etats-Unis – AFP. Selon les autorités américaines ( c'est à dire l'industrie ), plusieurs raisons participent ces dernières années de la surmortalité des abeilles sans qu'aucune soit prévalente, comme "les parasites, les maladies, les facteurs génétiques, une mauvaise nutrition et l'exposition aux pesticides".

Pourtant, des scientifiques, des responsables et des journalistes font leur boulot !

20130525 Le Monde L'Europe trop laxiste face aux dangers de centaines de perturbateurs hormonaux - Stéphane Foucart

Baptisé "Déclaration de Berlaymont sur les perturbateurs endocriniens", le texte presse Bruxelles de tenir compte des résultats scientifiques qui s'accumulent depuis de nombreuses années sur les effets délétères de plusieurs centaines de substances chimiques (solvants, isolants électriques, bisphénols, retardateurs de flamme bromés, pesticides...), qui perturbent le système hormonal. Certaines, ubiquitaires, sont présentes à des niveaux mesurables dans l'ensemble de la population .

Les signataires – tous professeurs d'université ou chercheurs au sein d'organismes publics de recherche – se disent "inquiets" de voir "la prévalence de maladies liées au système hormonal atteindre des sommets inédits (...) dans l'Union européenne et au niveau mondial".

Un SCOOP : les pesticides ( mêmes les néonicotinoïdes ?) seraient dangereux pour la santé,
qui faut-il croire ? L'EFSA ?, les fabricants ? La FSNEA ? Ou ces vilains dénigreurs ? :

20130614 Le Monde Les preuves du danger des pesticides s'accumulent - Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

En dépit des dénégations des industriels du secteur, les pesticides sont bel et bien impliqués dans un grand nombre de pathologies lourdes – cancers, maladies du sang, troubles neurologiques, malformations, etc. - dont l'incidence tend à augmenter dans le monde. C'est l'idée-force d'une impressionnante expertise collective menée sur l'ensemble des connaissances internationales actuelles, et pilotée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui l'a rendue publique jeudi 13 juin.

Cette synthèse rassemble les données épidémiologiques issues de nombreux pays (Etats-Unis, Canada, Australie, Finlande, Danemark, etc.), qui précisent les effets sanitaires des principaux produits phytosanitaires : insecticides, herbicides et fongicides

atermoiements, toujours et encore :

20131207 Le Monde Un moratoire inutile sur les insecticides tueurs d'abeilles – S. Foucart

Europe : quatre insecticides agricoles y ont été suspendus pour deux ans, dans le but affiché de protéger les abeilles et les pollinisateurs sauvages. Il n'y a pourtant aucune raison de s'en réjouir. Au contraire. Le moratoire, qui vise certains usages du fipronil et de 3 molécules dites néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame), marque une profonde faillite de gouvernance.
Trois raisons à cela.
1- La première est celle du temps perdu. Voilà une décennie...
2- Le moratoire (2 ans) est inférieur à la durée de vie de ces molécules dans l'environnement.
3- Les traitements préventifs déployés depuis une vingtaine d'années ne semblent pas avoir eu d'impact notable sur les rendements. Ce que nous avons détruit, semble-t-il, c'est en pure perte.

Encore quelques couches, mais combien en faut-il ? ( en 2020 l'UICN a du remettre le couvert ) :

20140624 Jdle Néonicotinoïdes une menace majeure pour la biodiversité - Romain Loury

Les néonicotinoïdes sont-ils en train d'engendrer un désastre écologique plus important qu'on ne l'imaginait? Tout porte à le croire, au vu de la méta-analyse présentée mardi 24 juin par un groupe d'experts internationaux.

20171019 Novethic 80 % des insectes volants ont disparu depuis 30 ans, une catastrophe écologique imminente est à craindre - Ludovic Dupin

Selon les travaux menés en Allemagne par une équipe internationale d'entomologistes, 76 à 82 % des insectes volants ont disparu depuis 1989. En cause, l'agriculture et l'utilisation des pesticides et engrais de synthèse. En raison de la similitude des modes d'exploitation, lesmêmes résultats sont à craindre dans tous les pays européens, en particulier en France et au Royaume-Uni.

20160817 Novethic Pesticides : les néonicotinoïdes triplent la mortalité des abeilles

Le déclin des colonies d'abeilles sauvages est en moyenne trois fois plus marqué lorsqu'ils se nourrissent régulièrement de plantes traitées aux néonicotinoïdes, une classe d'insecticides. C'est ce que démontre une étude basée sur les cultures de colza en Angleterre entre 2004 à 2011 et parue dans la revue Nature le 16 août 2017.

Vous croyez que tout cela suffit ?:

20160527 JDLE Néonicotinoïdes - un moratoire sans effet sur les ventes - Romain Loury

Le moratoire n'aura-t-il servi à rien? Depuis son entrée en vigueur fin 2013 dans l'Union européenne, les néonicotinoïdes ont vu leurs ventes augmenter de 31% en 2014 en France, selon des données obtenues par l'Union nationale des apiculteurs de France (Unaf) auprès du ministère de l'agriculture.

à suivre...