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Le GADEL a participé à la consultation publique concernant les projets photovoltaïques de Souillac et Lachapelle-Auzac. Il émet un avis défavorable en l'état actuel du projet et demande au Préfet de refuser l'autorisation comme sollicitée.


Centrales photovoltaïques de SOUILLAC et LACHAPELLE-AUZAC

 

Déposition du GADEL à la consultation publique

 

La lecture des documents a permis de relever les éternelles imperfections inhérentes à ce type de dossier d’aménagement du territoire, gonflé d’informations superflues et de digressions qui cachent la superficialité de l’étude d’impact… Lacunes, approximations, incomplétudes et affirmations gratuites masquent généralement les véritables enjeux, tant dans le domaine de la biodiversité que dans celui des dangers encourus.

Volet milieux naturels, flore et faune

Ont été relevées et sont déclinées ci-après de nombreuses carences et insuffisances en matière d’évaluation de la sensibilité du patrimoine naturel du site et de ses abords ainsi qu’en matière d’évaluation et de réduction des impacts écologiques prévisibles, notamment faunistiques, alors qu’il ressort que certains de ces impacts nécessitent une demande de dérogation pour destruction d’espèces protégées.

Carences de l’inventaire et de l’analyse floristiques

Carences ou inexactitudes en matière d’inventaire et d’évaluation du patrimoine faunistique

Insuffisance ou incohérence de diverses mesures d’évitement ou de réduction d’impact et insuffisance ou absence d’évaluation de certains impacts

Aspect paysager : le problème des co-visibilités rapprochée (chemins de passage et de randonnée) et éloignée : lieux-dits Pas du Loup, Veysselade, Mas Soubrot, Soulage, La Croix Blanche, Lachapelle Haute, et zones résidentielles de Lamothe et La Santé).

Risques naturels (18ha de défrichement, 8ha5 de surface de panneaux) : boycott de toute réflexion critique quant aux aléas météorologiques exceptionnels envisageables en lien notamment avec le dérèglement climatique amorcé. Quelles conséquences pour les personnes et les biens ? (concentration des pluies et des écoulements, lessivage des sols, ravinement, glissements de terrain dans les zones pentues…). Exutoires : Borrèze et Blagour. Milieu géologique fragile, karstique et de fissures (zone d’effondrement au sud du site).

Absence de proposition et d’examen de solutions alternatives au projet (aspect réglementaire pourtant basique).

Observation notable : une partie notable des carences ou insuffisances que nous avons identifiés a également été relevée par l’Autorité Environnementale dans son analyse du dossier, à laquelle il importe de se référer pour mieux appréhender certains points abordés de façon très succincte dans notre déposition.

Les avis des Mairies et de la Collectivité territoriale se limitent-ils au seul aspect économico-politique ? Entière confiance concédée au porteur de projet et responsabilisation à charge des organismes consultés...

Portage du projet : il est regrettable que ces projets n’aient pas fait l’objet d’une réflexion commune avec les élus et les populations afin d’aboutir à la production d’énergie partagée : gestion et gouvernance participatives et actionnariat financier comme cela se fait désormais communément (même dans le LOT) !


"Nous rappelons que le GADEL est favorable au développement des énergies renouvelables mais sous conditions du respect de l'écologie , de la qualité de vie des populations, et en préservant notamment le bien-être des riverains.

Dans le domaine du photovoltaïque, il aimerait que les équipements ciblent prioritairement les bâtiments publics, agricoles et commerciaux (ce qu'il a demandé vainement dans toutes les Commissions Départementales d'Aménagement Commercial auxquelles il a participé), ainsi que les sites orphelins..."