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Les chiffres sont enfin tombés : les ventes de pesticides ont augmenté de 24 % sur l’année 2018. En 2008, la France s’engageait dans un objectif ambitieux : diminuer de 50% d’usage des pesticides, en 10 ans. Le compte n’y est pas, et loin de là.Le gouvernement aura beau essayer de minimiser l’ampleur du problème, le constat est sans appel : les mesures prises pour atteindre cet objectif n’ont pas été à la hauteur ; les acteurs n’ont pas joué le jeu. Le pire dans tout cela ? Il n’y a aucune transparence pour évaluer l’ampleur du problème. Les chiffres 2018 sortent à peine et ne représentent que les ventes.

Impossible de savoir ce qui a été utilisé, où et quand, pour en évaluer les conséquences. A l’heure où on entend un peu tout et son contraire, pas facile de faire la part des choses. Dernière absurdité en date : la mobilisation contre la mise en place des « ZNT riverains ». Après moult rebondissements, le gouvernement a décrété des zones de « non traitement » de seulement 5 ou 10 m autour des habitations. Le combat pour conserver le droit d’épandre des pesticides jusqu’au ras des fenêtre est-il bien sensé ? Alors que l’incompréhension règne et que la situation se tend un peu partout, il devient nécessaire de prendre le contrepied et jouer la transparence. Et si on se posait calmement pour discuter de tout cela et, enfin, avancer ? C’est aux pouvoirs publics d’accompagner ces changements et de faire évoluer le cadre réglementaire pour mieux nous protéger ; aux agriculteurs d’entrer en transition et d’assumer leurs responsabilités ; à la société civile d’être force de proposition et aux consommateurs de permettre le changement par leurs choix quotidiens. C’est notre responsabilité collective, et c’est urgent.

Carmen Etcheverry, Secrétaire Générale de FNE Languedoc-Roussillon

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